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Élagage

 

L’élagage consiste à orienter ou limiter le développement d'un arbre. On appelle généralement élagage d'arboriculture ornementale. On distingue l'élagage sylvicole, l'élagage fruitier et l'élagage ornemental. L'élagage est aussi un processus biologique naturel d'abandon des branches, ou parfois d'une partie du houppier (descente de cime), afin d'optimiser les ressources et dépenses d'énergie de l'arbre.

Les différents types d'élagage

Élagage sylvicole

C'est une technique consistant à remonter régulièrement la couronne des arbres destinés à la production de bois d'œuvre, afin de limiter le développement des nœuds (insertions des branches), et d'améliorer ainsi la valeur commerciale de la bille de bois.Lors de l'abattage des arbres, l'élagueur est parfois amené à couper (éhouper) la partie sommitale des arbres afin de ne pas éclater les fibres du bois lors de la chute de la bille au sol. L'élagueur est dans ce cas appelé « éhoupeur ».

Élagage fruitier

L'élagage fruitier ou arboriculture fruitière consiste en une taille de stimulation afin de favoriser la production de fruits d'un sujet.

Élagage ornemental

L'élagage ornemental se pratique afin d'adapter un sujet à ses contraintes environnementales (route, habitation, ligne électrique, concurrence d'autre végétaux). Il n'a d'autre but que d'adapter le volume et d'orienter son esthétique générale.


L'élagueur est aussi dans ce cas appelé arboriste grimpeur. Les opérations techniques que sont amenés les arboristes grimpeurs à réaliser peuvent être très diverses: Déplacement et exploration sur corde, tailles architecturées, démontage d'arbre, traitements phytosanitaires, haubanage....


Le manque de place et le choix de sujets à trop grand développement contraignent parfois à des élagages réguliers afin de contenir le volume général de l'arbre: Ce sont des tailles architecturées. On distingue deux principales tailles architecturées : la taille sur « têtes de chat », obtenues par des coupes répétées aux mêmes endroits, et la taille par prolongations, qui consiste à étirer les branches de l'arbre dans une direction.

Taille raisonnée

L'attachement aux règles de l'art, aux conduites de tailles intelligentes sont des principes d'arboriculture ornementale moderne, en opposition avec la taille dite «drastique».

La taille raisonnée s'immiscera dans le paysage français au début des années 1980 : « 80 pour cent des arbres des villes  ont fait l'objet d'élagages drastiques pendant la période des trente glorieuses et jusque dans les années 1990. Les retombées s'en font encore ressentir aujourd'hui. »

Aujourd'hui, la dendrobiologie ayant beaucoup évolué, principalement grâce aux travaux des chercheurs on s'accorde pour dire que l'élagage drastique est néfaste au bon développement de l'arbre, et souvent injustifié.

Il est intéressant de considérer qu'une forme d'amalgame peut parfois être fait entre la taille raisonnée et la "taille douce".

La terminologie "taille douce" est généralement utilisée en opposition à celle de "taille drastique". Lorsque les diamètres de coupes restent dans des proportions de l'ordre de quelques centimètres, il semblerait que ce seul critère suffise à considérer une taille comme "douce". Une taille raisonnée s'impliquera toujours quant à elle dans une démarche de diagnostic et de préconisations pertinentes dans un contexte, et ne se contente pas de minimiser les diamètres de coupes.

Expertise ornementale

Une expertise ornementale indépendante peut parfois précéder les travaux d'élagage afin de réaliser en amont un diagnostic, une expertise ou du conseil. Elle orientera les choix du gestionnaire sur les conduites de tailles, des soins, des renforts structurels, les possibilités de conservation ou au contraire l'abattage d'un sujet présentant des problématiques de tenue mécanique ou physiologiques. Ces expertises sont réalisées par des cabinets spécialisés.

En cas de diagnostic de tenue mécanique, elles peuvent utiliser des méthodes tel que SIA (analyse statique intégrée), VTA (analyse visuelle de l'arbre) et plus récemment QTRA (Évaluation quantifiée des risques associés aux arbres) afin de pouvoir quantifier les risques.

Période de taille

La période de taille variera en fonction de la taille choisie. Pour une taille en vert (avec foliaire présent), on pourra tailler toute l'année, sauf période de stress hydrique (manque d'eau), ainsi que le moment de la chute des feuilles et du débourrage, qui sont des périodes sensible chez les ligneux caduques. Pour des tailles d'entretien complet (mise à nu du végétal), on attendra le repos végétatifs (hiver).

Les répercussions des tailles d'entretiens en périodes de gel sont encore mal connues chez les ligneux.

 


ABATTAGE

 

POURQUOI ABATTRE UN ARBRE ?

Plusieurs raison peuvent amener un particulier à entreprendre un processus d'abattage d'un ou plusieurs arbres.

Demandez un devis gratuit

  • La Sécurité : Un arbre peut s'avérer être une menace pour les habitants aux alentours, notamment après avoir été endommagé ou partiellement déraciné suite à l'action du vent. La réglementation à propos des arbres proches d'infrastructures oblige également à l'élagage ou l'abattage.
  • Le Voisinage : Si des branches de votre arbre dépassent dans le jardin de votre voisin, celui-ci peut exiger l'élagage. En revanche, il n'est pas autorisé à couper lui même ces branches. L'abattage peut être également exigé lorsque votre arbre est un danger potentiel pour la maison d'un voisin.
  • La Santé : Des arbres infestés par des champignons ou des parasites ne pouvant pas être éradiqués peuvent s'avérer dangereux pour les êtres humains et la faune sauvage environnante.
  • Sylviculture : pour le bien être d'un ensemble de spécimens, il est parfois nécessaire de couper quelques arbres afin de laisser aux autres la place pour s'épanouir.

Les étapes de l'abattage d'un arbre :

  • Démontage éventuel de l'arbre (retirer tout ou une partie de la couronne de l'arbre pour des raisons de sécurité)
  • La coupe de l'arbre
  • L'ébranchage au sol
  • L'évacuation du tronc (débitage et transport)
  • Le dessouchage (ou déracinement)

Les précautions à prendre lors de l'abattage

Plusieurs précautions s'appliquent lors de l'abattage d'un arbre. La première condition est en amont de l'abattage et concerne les conditions météorologiques.

  • En cas de vent, il y a danger pour le professionnel effectuant l'abattage, mais aussi pour les particuliers et infrastructures dans la mesure ou de fortes rafales peuvent dévier l'arbre de son point de chute initial.
  • La pluie et la neige rendent les troncs d'arbres glissant et rendent dangereux le travail du bucheron. De plus, l'humidité peut accélérer le développement de bactéries ou champignons sur la souche, rendant plus difficile l'extraction de celle-ci (par exemple si le dessouchage n'a pas lieu le même jour que l'abattage).
  • Le gel rend l'abattage d'arbres pratiquement impossible, dans la mesure ou un sol gelé rend le dessouchage extrêmement compliqué.

Pour un abattage en tout sécurité, demandez l'avis d'un professionnel de l'abattage.


ESSOUCHEMENT

L'essouchement consiste et permet de déchiqueter une partie ou toute une souche et ses racines, alors qu’elle est toujours dans le sol. Le tout est fait sans “arracher” la souche, ce qui permet de garder l’environnement intact sans détériorer l'environnement immédiat ni les réseaux souterrains à proximité de la souche.

Que ce soit par souci d’esthétisme, de réaménagement, de sécurité ou pour empêcher les nouvelles pousses, l’essouchement est un complément à l’abattage.


PLANTATION

 

Les soins accordés à la plantation des arbres sont essentiels. Réussir la plantation d'un arbre, c'est s'assurer de sa bonne reprise et de sa bonne croissance dans l'avenir. Voici les principales règles à connaître...

Quand planter un arbre ?

Les arbres achetés en pot (ou "conteneurs") peuvent être plantés toute l'année mais la période s'étalant de début mai à fin aout est plus propice à une bonne reprise.

Les conifères quant à eux gagneront à être plantés tôt en automne ou bien au printemps, lorsque le sol commence à bien se réchauffer.

Enfin, l'été est une période défavorable car la chaleur et la sécheresse représentent un risque très important pour les plantes qui n'ont pas encore installé leur système racinaire.

Choisir l'emplacement

Prenez le temps de bien réfléchir à l'emplacement de votre arbre au préalable. Pensez à la taille adulte de l'arbre. Choisissez une espèce ou une variété adaptée à la surface de votre terrain. Il faut bien sûr respecter les distances réglementaires avec le voisinage, mais aussi comprendre que le houppier (= la partie aérienne) va créer une importante zone d'ombre dans le jardin. Essayez de vous représenter l'ombre portée et voyez si elle n'empiète pas trop sur votre terrasse, ou si elle ne se projette pas sur la maison par exemple. De manière générale, il est fortement déconseillé de planter un grand arbre à proximité immédiate d'une habitation à cause des risques de chute pendant un orage, une tempête ou avec le poids de la neige. Attention aussi au système racinaire. Il colonise au sol une surface équivalente à celle du houppier et peut être très puissant, au point de soulever des revêtements de sol, ou d'abîmer des fondations de bâtiment.

Le trou de plantation

Creusez un trou large et profond, dont le volume fait au moins deux fois celui de la motte. Réservez une bonne partie de la terre d'origine (sur une bâche ou dans une brouette). Ameublissez bien le fond à l'aide d'une bêche et déposez ensuite des matériaux de drainage (cailloux, graviers, …). Si le sol de votre jardin est très lourd et argileux, prévoyez une couche de drainage vraiment conséquente car le trou de plantation risque de se remplir d'eau (autre solution : plantez légèrement en butte ).

La plantation d'un arbre pas à pas

Tailler l'extrémité des racines

Il est utile de tailler l'extrémité des plus grosses portions de racine. Un geste qui a pour but d'activer l'émission de nouvelles petites racines, lesquelles assureront la reprise. On désigne cette opération sous le terme "habillage".

Pralinage

Trempez la partie racinaire dans un mélange boueux, idéalement à base d'argile, de bouse de vache et d'eau. Si vous ne pouvez pas le préparer vous-même, il existe des mélanges prêt à l'emploi dans les jardineries. Cette technique peut paraître anecdotique mais il est prouvé qu'elle augmente considérablement les chances de reprise de l'arbre.

Tuteurage

Avant d'installer l'arbre, prévoyez un tuteur solide et enfoncez-le profondément et solidement dans le fond du trou. Si les racines sont trop développées et que le tuteur risque de gêner la mise en place de l'arbre, vous pouvez installer le tuteur après la plantation, mais vous risquez alors de blesser les racines en l'enfonçant dans le sol.

Installation de l'arbre

Réutilisez la terre que vous avez mise de côté, et décompactez-la bien avant de la mélanger à un peu de terreau, de compost et d'engrais organique (poudre d'os, corne broyée, ...). Ce mélange a pour but de créer un environnement favorable autour de la motte pour inciter les racines à s'y développer. Déposez-en suffisamment dans le fond du trou pour que la base du tronc soit légèrement au-dessus du niveau du sol (le substrat va se tasser un peu après l'arrosage). Vous pouvez utiliser une planche ou un manche à outil placé en travers du trou pour visualiser le niveau du sol. S'il y a un point de greffe, veillez à ne pas l'enterrer. Comblez le reste du trou en maintenant bien l'arbre dans sa position. Fixez le tuteur au tronc à l'aide d'un lien qui n'abîmera pas l'écorce avec le frottement.

Arrosage

Tassez légèrement au pied de l'arbre en créant une cuvette d'arrosage. Arrosez très abondamment la première fois, même s'il pleut. Il faudra ensuite soigner les arrosages pendant les deux premières années (surtout en période de sécheresse).

Paillage

Paillez généreusement (paillage organique : copeaux, BRF, paille, tontes de gazon,...) au niveau de la cuvette d'arrosage pour limiter la pousse des herbes indésirables et pour maintenir le sol bien frais et humide. Vous pouvez également protéger le jeune arbre à l'aide d'un grillage pour éviter que des animaux sauvages ne viennent en manger l'écorce.

TAILLE DE FRUITIER

Arboriculture fruitière

Bien que les principes de la taille des arbres fruitiers restent inchangés, les pratiques utilisées en arboriculture fruitière se sont quant à elles diversifiées au fil des ans. Encore aujourd'hui, même dans les vergers à haute densité, les systèmes de conduite adoptés par les arboriculteurs reposent sur ces mêmes principes. Avant d'appliquer un système de conduite déterminé dans un verger à haute densité, il est conseillé d'examiner à fond les techniques de taille et de formation propres à ce système.


Principes


La taille a un effet nanifiant sur l'arbre


De nombreuses expériences montrent que la taille est un processus nanifiant, c'est-à-dire qu'elle réduit la hauteur et la grosseur de l'arbre.


La taille semble donner de la vigueur à l'arbre


Les effets de la taille sont en quelque sorte trompeurs puisque des pousses vigoureuses et de grandes feuilles ne tardent pas à sortir tout près des blessures de taille : on pourrait donc croire que la croissance de l’arbre s’en trouve accélérée. En fait, la taille diminue le nombre de points de croissance stimulant ainsi ceux qui restent.


La taille produit des effets localisés


La suppression totale ou l'élagage des ramilles d'une branche réduit la croissance de cette branche. La taille favorise la croissance dans la partie de la coupure.


Une taille trop sévère a des effets négatifs divers


La taille, lorsque trop sévère, en stimulant la croissance à l'excès, entraîne un manque de coloration des fruits, retarde leur maturation et favorise la croissance de drageons et de rejets.


La taille des jeunes arbres retarde la mise à fruit


Comme la taille favorise la croissance de pousses longues et charnues en fin de saison, les produits de la photosynthèse ne s'accumulent pas en quantité suffisante pour permettre la formation de bourgeons à fruits. Conséquemment, l'arbre demeure à l'état juvénile ou non fructifère durant un plus grand nombre d'années

Taille et formation au moment de la plantation


Lorsque de nouveaux arbres fruitiers sont prélevés dans une pépinière, une bonne partie des racines les plus fines sont détruites. L'équilibre entre les feuilles et les racines n'existe plus, le jeune arbre a maintenant plus de feuilles que le système racinaire ne peut nourrir. Il en résulte un déséquilibre qui retardera la croissance de l'arbre.


Formation des jeunes arbres non fructifères


Moins on taille pendant cette période, plus l'arbre porte des fruits tôt dans la saison. Voilà pourquoi il faut faire le minimum de taille une fois que les branches charpentières ont été sélectionnées jusqu'à ce que l'arbre porte des fruits


Taille des arbres adultes


Taille en période de dormance


On procède à la taille des arbres principalement lorsqu'ils sont dormants, c'est-à-dire en février / mars ( max mi-avril ) au début du printemps, les bourgeons commencent à gonfler. Le moment idéal et le plus sûr se situe avant le gonflement des bourgeons.
Toute taille a un effet nanifiant, mais la taille en période de dormance est celle qui favorise le plus la croissance végétative. Si on veut obtenir une nouvelle poussée végétative, la taille en période de dormance est le meilleur moyen de le faire.


Arboriculteur Viau et Trudeau
450-619-9964

 

 


 

Planter un nouvel arbre fruitier, c’est toujours un bonheur pour un jardinier. Après la visite chez le pépiniériste ou dans une fête des plantes, ou à l’arrivée du paquet, on se dépêche pour planter son arbre au jardin. On l’installe dans son trou de plantation (avec une poignée d’orties ?), on le haubane, on l’arrose, on se réjouit en pensant aux futures récoltes et aux confitures et conserves qui s’ensuivront… et on l’oublie.

Trois ou quatre ans plus tard, le petit arbre a bien grandi et il fait la fierté de ses propriétaires, ravis de le voir si bien pousser… Selon les cas (voir plus bas), il est devenu bien touffu ou au contraire ses branches se sont allongées démesurément. La première récolte survient et soudain, faute d’une taille de formation appropriée, les choses vont commencer à se compliquer. En effet, tel qu’il s’est développé naturellement, l’arbre est mal préparé à porter de lourdes récoltes et celles ci vont l’abîmer année après année. La situation est très différente selon le mode végétatif des arbres mais, dans tous les cas, une taille de formation bien conduite permet d’éviter la plupart de ces problèmes. Par ‘taille de formation’, par opposition à taille de fructification, taille d’entretien ou taille de régénération, on entend la taille conduite pendant les premières années d’un arbre et qui vise à bien établir sa charpente.

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